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FSM 2005

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Pierre Vuarin


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Gouvernance, sécurité et souveraineté alimentaire

Atelier organisé par le CERAI (Espagne), la Fondation Charles Léopold Mayer, le Réseau APM mondial Terre Citoyenne.

Animateur : Vicente GARCES (CERAI) et Pierre VUARIN (FPH)

Intervenants : Vicente Garcés (CERAI), Pierre VUARIN (FPH), Dao The Tuan (Phano, Vietnam), Alberto Broch (Contag Brésil), Victor Suarez (Député Mexique), Chen Yue Guang

Points clés de départ

-  Dire ce que nous entendons par "gouvernance" "sécurité alimentaire", "souveraineté alimentaire".

-  La souveraineté alimentaire a été repris par beaucoup d’acteurs de la société civile et aussi par des responsables politiques. Est ce un concept intéressant ?

-  Comment penser la gouvernance, le rôle de différents types de pouvoir en relation avec la souveraineté alimentaire ?

-  Comment se posent les problèmes actuels et leurs solutions en matière d’alimentation en Chine ? au Vietnam ? en Amérique latine ? en Europe ?

Les autres point clés abordés :

-  Comment articuler des politiques différentes (agricole, de la pêche, territoriale, d’éducation, de santé, d’environnement, d’alimentation…) ?

-  Comment articuler différents niveaux d’intervention politique ?

-  Comment allier des acteurs différents (privés , publics, individuels et collectifs) sur des objectifs communs ? A quelles conditions cela est il possible ?

-  Le concept de souveraineté alimentaire est utilisé par de nombreux acteurs. Mais il est surtout utilisé pour désigner le refus d’une libéralisation sauvage et la nécessité de rapprocher au plus près des citoyens la résolution des problèmes d’alimentation. Il a été repris par beaucoup d’organisations et de responsables politiques. Il semble parlant pour de nombreuses personnes, organisations. Il faut voir pour chaque langue, de quelle manière il est traduit.

-  Le concept de souveraineté alimentaire est utile pour lutter contre cette libéralisation désastreuse pour les paysanneries, les communautés de pêcheurs, en matière d’alimentation des populations. Mais il est besoin d’approfondir les propositions dans le sens des interventions qui ont été faites (Pierre Vuarin, Vicente Garcés, Dao The Tuan). Il apparaît nécessaire de préciser de quelle manière on peut agir sur les différents niveaux politiques, sur les alliances d’acteurs, sur l’articulation de politiques différentes sur un même niveau d’intervention.

-  Le fait de mettre en avant le terme de gouvernance dans un sens autre que celui de la Banque Mondiale pousse à poser la question de l’articulation du local et du mondial, de l’articulation des politiques sur un même territoire, de l’alliance des acteurs de manières variées.

Points de proposition et de changement

-  Il existe des marges de manœuvre politique au niveau national. Il y a une tendance à les nier. Pourtant on voit des politiques différentes entre les pays d’Amérique du sud, en Afrique. Cela dépend pour une part de la vigueur et de la pertinence des analyses et propositions des mouvements paysans et sociaux. Cela dépend aussi des élites politiques et de la culture d’état qui peut exister.

-  Le Brésil constitue une référence importante. La réussite ou l’échec d’une politique agraire et de faim zéro pèseront lourd pour l’avenir. Une réelle réforme agraire au Brésil est indispensable accompagnée d’une politique favorable aux exploitations familiales. Cela n’est pas acquis du tout. C’est un enjeu sur lequel nous devons chercher à peser.

-  On doit considérer les politiques de réformes agraires, dans certains pays, comme des politiques publiques indispensables pour tenter de résoudre les problèmes de pauvreté.

-  Les prix agricoles sont déterminants pour des centaines de millions de paysans dans le monde. Il y a nécessité d’obtenir une augmentation graduelle, soutenue dans le temps des prix agricoles au niveau international. Cela nécessiterait des accords de limitation des productions sur le marché mondial et la possibilité de préserver des prix. Intéressants pour les paysans, dans cahque pays. Il faut bloquer la libéralisation à laquelle concourent l’OMC mais aussi les accords comme l’ALCA, les accords bilatéraux….

-  Il faut favoriser des politiques régionales agricoles, d’alimentation, d’environnement, (UE, Mercosur, pays andins..)ou au niveau national dans de grands pays (Inde, Chine…)

-  Des politiques alimentaires intégrant différentes politiques (agricole, pêche, environnement, santé, éducation..) doivent être lancées, multipliées au niveau local, de petites régions ou au niveau national. Il faut avancer sur ce point.

-  Il apparaît possible pour une partie des participants à ce séminaire de réaliser des alliances entre des acteurs variés (organisations paysannes, ong, acteurs publics, certaines entreprises ..) pour aller vers des systèmes alimentaires durables. Il faut expérimenter. La disparition de millions de paysans avec tous les problèmes qui en résultent n’est pas forcément intéressant pour des capitalistes, des entreprises agro-alimentaires éclairés. Points à approfondir

-  Après cette période d’affirmation de luttes contre la libéralisation des échanges, sur quels points avancer pour faire levier de changement ? la construction de politiques régionales intégrant l’agriculture, la pêche, l’alimentation ? (Afrique de l’ouest, pays andins, UE…)

-  Comment faire face à la nécessité de multiplier par deux ou trois la quantité d’alimentation en trente ans ? Est ce possible de concilier un modèle de décroissance avec des caractères de durabilité économique, écologique, sociale et l’augmentation de la production alimentaire ?

Points de divergence et convergence

-  Sur l’intérêt ou non d’utiliser le terme de gouvernance
-  Sur les marges de manœuvre au niveau national (cf le Brésil)
-  Sur l’analyse de la Chine comme un pays avançant ou non positivement du point de vue de la démocratie.

Mots clés :

Souveraineté alimentaire, gouvernance, sécurité alimentaire, intégration régionale, politique alimentaire, politique de gestion des ressources halieutiques, politique agricole, politique de la pêche, nutrition, objectifs nutritionnels, pêche, agriculture, prix, maîtrise de la production, réforme agraire,

 

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