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A la pratique néolibérale de la marchandisation de la science : quelles conséquences, quelles réponses, quelles résistances ?

Publié le 14 février 2005

Titre de l’activité : A la pratique néolibérale de la marchandisation de la science : quelles conséquences, quelles réponses, quelles résistances ?

Espace dans lequel est située l’activité : . Pensée autonome, réappropriation et socialisation des savoirs et des technologies

Partenaires de l’activité : HOLOS Environnement Développement, Brésil ; Fondation Sciences citoyennes, France ; INES (International Network of engineers and scientists), ASPTA, Brésil, ANPPAS (Associação de Professores e Pesquisadores em Meio Ambiente e Sociedade), Brésil ; et très probablement ETC-Group,Canada et ITDG (Intermediate Technology Development Group, UK

Type de partenaires souhaités (type d’organisation et/ou domaine d’action) pour le cas où vous ne connaîtriez pas d’organisations correspondant à vos souhaits : /

Thèmes et/ou activités avec lesquels vous aimeriez vous relier : Nous nous relierons avec le séminaire proposé par AlterUQAM « University and civil society : a new alliance is possible” (Université et société civile : une nouvelle alliance est possible ), avec les séminaires proposés par ETC-Group entre autre “New enclosures and the new faces of biopiracy”

Profil de l’activité (tel qu’indiqué sur le site du FSM) : atelier

Mots clefs : science et technologie, démocratie, recherche participative etcitoyenne, recherche et résistance à la marchandisation des savoirs

Cette activité est-elle en lien avec une activité organisée lors d’un FSM précédent ? Laquelle et quand ? No

Buts de l’activité :
-  Discussion et formulation d’alternatives – Donner un éclairage et ouvrir le débat sur le rôle de la recherche et de la science dans les pratiques néolibérales. – Soutenir la constitution d’un réseau et une alliance pour obtenir une reconnaissance d’un tiers secteur scientifique.

Problèmes (défis), pratiques (expériences) et propositions que vous entendez présenter lors de cette activité :

A la pratique néolibérale de la marchandisation de la science : quelles conséquences ? - Etat des lieux - Comment les multinationales déterminent les orientations de la recherche publique et la production des savoirs.

Exemples de cas : la recherche biomédicale, la recherche agronomique et en particulier le cas des semences, autres cas .. - Chercheurs-experts, chercheurs-entrepreneurs : au service de qui, au service de quoi ? : l’expertise et le rôle de l’expert, les brevets comme seul outil de reconnaissance et du capitalisme de la connaissance.

Ce séminaire sera exclusivement consacré à des témoignages de réseaux et d’organisations engagées dans des pratiques alternatives et critiques vis à vis des pratiques et des choix scientifiques contraires à l’intéret général (contre expertise, tiers secteur..)

Tout comme la santé, la culture, l’éducation, le vivant et bien d’autres domaines inscrits comme bien public et collectif, la recherche se plie de plus en plus aux exigences des marchés financiers : marchandisation des savoirs et des connaissances, flexibilisation et précarisation de son personnel, contrats d’objectifs et rentabilité au service des intérêts privés, soumission à la compétitivité et à la concurrence. Si la recherche n’a jamais été neutre, les orientations et mutations qu’elle a pris pendant les deux dernières décennies l’éloigne radicalement de ses missions initiales (production de savoirs et de connaissances, préservation d’un cadre d’indépendance) sans pour autant s’interroger sur ses missions actuelles et futures. L’idée que le progrès scientifique est automatiquement accompagné d’un progrès moral, humain et social est aujourdh’ui remise en cause. L’humanité affronte des crises et problèmes en vertu de ou malgré ce progrès : la pauvreté et la faim ne sont toujours pas combattues, les armes nucléaires prolifèrent, les catastrophes environnementales se multiplient, l’injustice sociale augmente, etc.

La marchandisation néolibérale privilégie les intérêts des laboratoires pharmaceutiques à ceux des malades, ceux des firmes agro-alimentaires à ceux des agriculteurs et des consommateurs. Les politiques publiques de recherches n’ont fait qu’accompagner ce processus de « valorisation » économique dans lequel les résultats de la recherche sont de plus en plus jugées par les marchés financiers. Le système de brevetage systématique de la connaissance et du vivant est ainsi imposé à toute la planète via les accords de l’OMC de 1994 sur la propriété intellectuelle. Dans bien des domaines, ce sont aujourd’hui des entreprises privées qui orientent la recherche. Dans le domaine de la santé, seulement 0,001% du budget de la recherche biomédicale (publique et privée) mondiale est consacré à l’étude des maladies infectieuses majeures des pays pauvres que sont la tuberculose, le paludisme résistant à la chloroquine, la leishmaniose viscérale, la filariose lymphatique, la maladie de Chagas et la schistosomiase.

Cette suprématie des logiques de rentabilité financière à court terme sur la recherche limite la capacité collective de nos sociétés à produire des connaissances libres et à développer des innovations d’intérêt général (santé publique au Nord et au Sud, développement et agriculture durables, logiciel libre, etc.). De plus, un monde aussi complexe que le notre a besoin de tous les savoirs qu’ils soient indigènes, traditionnels, empiriques, locaux ou scientifiques pour répondre aux défis de notre époque. Les activités techniques et économiques humaines ont envahi l’ensemble de la biosphère. Il n’est plus un centimètre carré de forêt amazonienne, un centimètre cube d’air qui ne porte les traces de ces activités anthropiques. Nous vivons dans un monde fini, sur une planète où le capital naturel est devenu facteur limitant. Les besoins des plus défavorisés, le souci du développement durable et la demande publique de savoirs pour gérer plus sagement notre monde doivent donc devenir de puissants moteurs pour la recherche.

Autres activités que vous organisez au Forum social mondial 2005 : /

 

 
 

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