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La richesse de ce forum m'émerveille.
Je me demande cependant si nous allons réussir à faire basculer l'humanité sur ce versant constructif, tant le processus est gravement ancré. De nouvelles informations concernant tout ce qui est volontairement occulté concernant le nucléaire me sont parvenues récemment. Elles émanent de Jean-Pierre Petit dont un nouvel ouvrage sortira dans les premiers jours de janvier 2003.
Le cardinal archevêque de Boston Bernard Law est un homme courageux.
Voici quelques extraits de la lettre qu'il a adressée au Président Bush :
Monsieur le Président,
Dire la vérité au peuple, Monsieur le Président, au sujet du terrorisme.
Si les illusions au sujet du terrorisme ne sont pas détruites, alors la menace continuera jusqu'à notre destruction complète. La vérité est qu'aucune de nos nombreuses armes nucléaires ne peut nous protéger de ces menaces. Aucun système "Guerre des Étoiles" (peu importe la technique de pointe, ni combien de milliards de dollars seront gaspillés dans ces projets) ne pourra nous protéger d'une arme nucléaire transportée dans un bateau, un avion ou une voiture louée.
Aucune arme, ni de votre arsenal, ni un centime des 270 millions de dollars gaspillés chaque année dans le dénommé "système de défense" ne peut éviter une bombe terroriste. C'est un fait militaire. En tant que lieutenant-colonel à la retraite et dans de fréquentes conférences au sujet de la sécurité nationale, j'ai toujours cité le Psaume 33 : "Un roi n'est pas sauvé par son armée puissante, comme un guerrier n'est pas sauvé par sa vigueur".
La réaction évidente est : "Alors que pouvons-nous faire ? N'existe-t-il rien, que nous puissions faire pour garantir la sécurité de notre peuple ? Si ! Mais pour entendre cela, il faut savoir la vérité sur la menace.
Monsieur le Président, vous n'avez pas dit la vérité sur le "pourquoi" nous sommes la cible du terrorisme, quand vous avez expliqué pourquoi nous bombarderions l'Afghanistan et le Soudan. Vous avez dit que nous étions la cible du terrorisme, parce que nous défendions la démocratie, la liberté et les droits humains dans le monde. C'est absurde, Monsieur le Président.
Nous sommes la cible des terroristes, parce que, dans la plus grande partie du monde, notre gouvernement a défendu la dictature, l'esclavage et l'exploitation humaine. Nous sommes cible des terroristes, parce que nous sommes haïs, et nous sommes haïs, parce que nous avons fait des choses odieuses.
En combien de pays des agents de notre gouvernement ont-ils chassé des leaders par leurs peuples, en les remplaçant par des dictateurs militaires, des marionnettes désireuses de vendre leur propre peuple à des groupes américains multinationaux ?
( ) Au lieu de continuer à tuer des milliers d'enfants irakiens tous les jours par nos sanctions économiques, nous devrions aider les Irakiens à reconstruire leurs centrales électriques, leurs stations de traitement des eaux, leurs hôpitaux, tout ce que nous avons détruit et ce que nous empêchons de reconstruire avec nos sanctions économiques...
Au lieu d'entraîner des terroristes et des escadrons de la mort, nous devrions fermer l'École des Amériques. Au lieu de soutenir la révolte, la déstabilisation, l'assassinat et la terreur dans le monde, nous devrions abolir la CIA et donner l'argent dépensé pour elle aux organismes humanitaires. En résumé, nous devrions être bons au lieu d'être mauvais. Qui alors essaierait de nous arrêter ? Qui nous haïrait ? Qui voudrait nous bombarder ? C'est cela, Monsieur le Président. C'est cela que le peuple américain a besoin d'entendre.
Bernard LAW, Cardinal-Archevêque de Boston
Je pense que cette lettre mériterait d'être très largement diffusée. J'ai une traduction en français de l'intégral original en anglais, mais je n'ai pas pu obtenir le site Internet où elle est publiée.
Marie-France d'Aboville
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