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Réponse au message d'Alonso GÓMEZ VÉLEZ
Olivier MIGNON
Tuesday, December 24, 2002 6:07 PM
Salut à tous
Je salue la volonté manifeste d'Alonso GÓMEZ VÉLEZ, qui en réponse au
message de Luisa GONZÁLEZ portant sur la système capitaliste, apporte sa
contribution de par ses expériences, même s'il le juge prématuré eu égard à
la proposition de postuler le débat économique pour la création du WP, à la
recherche de solutions qui pourraient autoriser à clarifier les futures
actions.
Je me reconnais dans sa position et dans ses propositions à quelques
exceptions près. Car même si les organismes multilatéraux de crédit comme le
F.M.I., la Banque Mondiale, et bien d'autres ont suffisamment contribué à
instaurer la situation actuelle de nos pays, ils n'en sont pas moins les
premiers responsables. Cela reste évident qu'ils ont instaurer le système
mais ce sont nos dirigeants qui le pérennisent aujourd'hui au lieu de mener
des tentatives de le juguler. Donc « la responsabilité de la situation des
économies non développées, correspond en première ligne à nos dirigeants,
par leur incapacité, leur corruption et manque de créativité ».
Alors dans cette logique de recherche « des causes structurelles de ses
inconsistances », je me permets de mener cette réflexion. Si nous convenons
que nos chefs contribuent à pérenniser notre situation actuelle, je crois
qu'il faille aller au delà pour chercher la responsabilité individuelle de
chacun * citoyen * dans les économies non développées.
Lorsqu'on parle aujourd'hui d'économie développée (société riche) et
d'économie non développée (société pauvre), tout le monde sait qu'on évoque
par ces formules la situation des pays du Tiers Monde dans leurs rapports
avec les pays hautement industrialisés. Ici, les approches d'appréciation
sont d'une diversité considérable : populairement, la majorité des pays
pauvres pensent et soutiennent avec la plus grande conviction que l'une des
solutions les plus efficaces à la misère noire des sociétés sous-développés,
c'est un partage pur et simple, une redistribution gratuite des richesses
qu'on pourrait forcer les riches à mettre à la disposition des pauvres. Il
s'agirait en d'autres termes que les nations économiquement nanties, au bout
de leurs efforts inlassables de production et de toutes les peines y
afférentes, drainent simplement vers les peuples déshérités, les milliards
qu'elles ont pu accumuler, pour assouvir chez eux leurs besoins quotidiens,
sans contrepartie, au lieu de les consacrer aux recherches scientifiques
qu'ils trouvent complètement inutiles. Loin de vouloir faire l'apologie ou
la critique d'un tel ou tel système, je crois sincèrement que cette
catégorie de nécessiteux ne voient pas du tout que ce sera la voie la plus
sûre pour totalement ruiner l'Afrique noire et tous les Etats * démunis * du
monde.
Aussi regrettent-ils sincèrement cette tendance * inquiétante * où l'aide
publique au développement se révise constamment à la baisse. Ils oublient
d'une part que * ces bailleurs de fonds *, assaillis par leurs propres
difficultés et soumis à la dure pression de leurs contribuables, sont
parfois gagnés par la lassitude et le désir de faire moins et d'autre part
que la Guerre Froide est bel et bien terminée depuis plus d'une décennie.
C'est ainsi que certaines réflexions recommandent la mise en place pour
l'Afrique d'un plan similaire au Plan Marshall et son développement. Mais
nous croyons qu'il est maintenant trop tard pour un Plan Marshall en
Afrique. On ne refait pas l'histoire. Aujourd'hui, on ne peut que regarder
en avant. Le seul espoir de nos populations reléguées dans le
sous-développement réside là où il a toujours été : dans nos propres
ressources humaines et physiques.
La suite se trouve dans le message numéro deux.
Olivier MIGNON
Merci.
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